Dans cette galerie photo, venez découvrir les différentes étapes de la création de la safranière, ses moments de joie, mais également ses doutes et ses peurs...   

     Petit retour en arrière également avec le parcours de création de la Brasserie Corrézienne: Beaucoup de travail pour des résultats bien visibles!!!

Parcours d'installation:

Octobre 2006, Juillet 2007: stage de formation à la culture du safran chez Véronique Lazérat (Safran de la Font Saint Blaise) en Creuse: du bonheur en perspective...



     Après une courte période de réflexion, je décide donc de commander mes 7000 premiers bulbes de Crocus sativus qui seront plantés au cours du mois de Juillet 2007. 

    Mais avant cela, il faut déjà préparer le terrain... Vous avez demandé un sol drainant? vous aller être servi!!!

     Vient ensuite la période de désherbage exclusivement manuelle: longue et fastidieuse. Etrangement, ça n'en finit pas...


     Ici à l' oeuvre, Mylène et Jean qui excellent dans cet art!!!                              Encore un grand merci à tous pour votre aide et votre soutien dans ces moments (physiquement) difficiles!!!


Phase clé du projet conditionnant sa réussite: la plantation des bulbes!

Allez, encore un effort les filles...


Crépu en réalisation pratique, on le retrouvera à la technique un peu plus tard...


    Un grand merci également à notre fournisseur officiel lors de ces chaudes journées... je cite: la Brasserie Corrézienne.

Après 1000 mètres de tranchées creusées environ, vientle temps...               ....du désherbage!!! Eh oui, on recommence encore et encore. C'est ça aussi la vie de safranier.

Attaques ennemies.


     Etant implanté sur un terrain déjà fortement miné par les galeries de taupes et autres rongeurs, j'ai entrepris cette aventure sachant qu 'un jour, j'aurais à faire connaissance avec la faune sous-terraine locale.

     Et bien voici ce jour arrivé! Un matin de fin d'été, quelle ne fut pas ma surprise de voir apparaitre deux, puis trois monticules de terre sur le bas de ma parcelle. Jusque là, pas de problème: les taupes sont carnivores, et devraient tout au plus bousculer quelques bulbes au passage... 

    Pensez vous! Un animal peut en cacher un autre... Après deux mois de travail rigoureux, me voici devant un problème qui pourrait bien remettre en question mes chances de réussite: Le Rat Taupier.

     La guerre est déclarée. Quoi qu'il en soit, nous n'emploierons pas de produits chimiques ni poisons dans cette triste bataille, dame nature est bien trop assaillie au quotidien...

    Me voici parti à chercher des remèdes de grand mère afin de faire fuir les indésirables au plus vite: Coquilles de moules, inondation des galeries, nettoyage des abords de la parcelle, puis verre pilé dans les trous: tout y passe, rien n'y fait!!! Que faire???  Eh bien recreusons! Me voila reparti à creuser une tranchée profonde de 50cm autour de la parcelle afin d'enterrer du grillage à maille fine, censé bloquer l'avancée du bataillon ennemi. Ajoutez à cela un piégeage régulier pour faire disparaitre les derniers survivants au sein de la parcelle et le tour est joué. (on l'espère) Affaire à suivre...

D'abord vient le stress, puis...

     Début de la floraison annoncé fin septembre.

     Les jours passent, je me lève le matin une petite boule au ventre et... ....toujours rien. Pas la moindre trace de petite fleur mauve à l'horizon ("horizon" étant un bien grand mot pour une parcelle avoisinant les 300m2). Arrive le 15 Octobre, date de mon départ en stage (2ème partie) chez Mme Lazerat. Les fleurs sont déjà nombreuses chez elle et nous nous activons à les ramasser, quand mon téléphone sonne: Ma première fleur est sortie, ce matin, sans moi! Sentiment partagé: imaginez vous attendre un enfant pendant neuf mois et ne pas le voir naître! Pas de remors, à la différence d'une maman, je devrais voir naître 700 à 800 enfants par jour dans les semaines à venir...


     La première ayant donné le top départ, je vais désormais avoir des fleurs quotidiennement, et ce pendant 6 semaines!!!


Belle consécration!


   Huit jours plus tard, les résultats commencent nettement à se faire sentir...

 

...et il faut donc se mettre au boulot. Mais travailler dans de telles conditions n'est-il pas un véritable plaisir?



Journée de récolte début Octobre: Eh oui, on est encore en tee shirt...



     Après la cueillette il faut passer à l'émondage, et là encore, il y en aura pour tout le monde...



Merci Ninon...

... et merci les filles.

Une belle matinée de récolte! L'après midi s'annonce tout aussi passionnante...

     On dit que les fleurs à quatre stigmates portent bonheur... mais que dit-on de celles qui en ont cinq?

Après séchage, on obtient enfin la précieuse épice nommée SAFRAN.

L'Or rouge est il enfin entre nos mains? Cela reste encore difficile à dire: à première vue il semble parfait: de grande taille (125 fleurs/gramme seulement pour les premiers jours de récolte contre 150 habituellement), bien émondé et séché dans le respect des traditions; il faudra encore attendre 45 jours pour qu'il libère tout son parfum et son pouvoir colorant.

Le voila donc conditionné à l'abri de la lumière et de l'air ambiant.